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 « time to forgive. » → KATHLEEN.

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ash'
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MessageSujet: « time to forgive. » → KATHLEEN.    Ven 4 Mai - 11:08


→ time to forgive.

Cette année, les jeux d’expiation étaient organisés. Cette année, trente tributs seraient envoyés là-bas. Cette année, vingt-neuf personnes seraient tuées. Cette année, j’étais une nouvelle fois le mentor de mon district. Cette année, je me retrouverais encore à devoir me battre pour eux. Pour leur famille. Pour leur survie. Mais cette année serait différente des autres. J'avais longtemps espéré qu'elle n'y ferait pas partie. Après tout, il y avait bien assez d'adolescents dans notre district pour qu'elle y échappe. Agée de dix-huit ans pile, il lui restait plus qu'une année pour être sauvée. Après ça, elle serait définitivement sauvée et pourrait enfin commencer à vivre en toute sérénité. Elle n’aurait plus à attendre, la boule au ventre, le moment fatidique où elle entendrait son prénom. Elle aurait droit à une vie. A une histoire d’amour, un mariage et des enfants qui lui ressembleraient comme deux gouttes d’eau. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Comme à chaque moisson, la présentatrice à la longue chevelure blonde et aux yeux brillants d’excitation, était sur l’estrade. Impatiente, elle lançait un magnifique sourire aux habitants. Elle savait que l’on buvait toutes ses paroles, écoutant attentivement son discours. Elle savait qu’on la regardait jouer avec les boules pour en choisir une qui ferait toute la différence et c’était probablement l’une des raisons qui la poussait à être aussi heureuse. C'était bien la première fois que toute l'attention se portait sur elle.

Elle ouvrit délicatement la petite boule qui contenait le prénom d'un tribut et lut le papier dans une joie non dissimulée. Une joie qui, chaque année, me donnait envie de taper son crâne contre le mur, mais ce n’était rien comparé à ce que je pouvais ressentir à ce moment-là. Pas elle. « Kathleen Harper ! » Mon regard se tourna subitement vers la jolie brune qui semblait tout aussi étonnée que moi d’avoir été désigné par le hasard. N’importe qui, mais pas elle. Pas elle, alors que je savais qu’elle n’aurait aucune chance là-bas. Pas elle, alors que je savais qu’elle reviendrait traumatisée par l’expérience. Pas elle, alors que nos relations ne s’étaient pas améliorés. Mes poings se serrèrent alors qu’elle rejoignait la présentatrice dans un soupir. Elle tentait de rester forte, mais je savais qu’elle était dévastée. Je le savais, je l’avais vécu bien avant Kathleen. Ses personnes, pas plus âgées que vous, qui tentaient de vous tuer par tous les moyens possibles et inimaginables. Ses pièges que le Capitole s'amusait à créer pour vous rendre la tâche toujours plus difficile. Et ces blessures au cœur, que vous n'oublierez jamais. J'avais l'habitude de ne voir revenir aucun de mes protégés. Je m'y étais fait. Pourtant, cette année serait différente des autres. Cette année, j’aurais à me battre pour celle que j’aime plus que tout au monde. Et cette année, j'y arriverais.

(...)

Il était temps pour nous de quitter notre district pour le Capitole. Nous n’avions pas le temps de nous attarder sur des broutilles. Il fallait partir vite, pour arriver vite. Les téléspectateurs étaient tous des excités à l’idée d’en savoir plus sur les candidats. Pas le temps pour les adieux. Je n’avais néanmoins pas pu m’empêcher de penser à la famille de Kathleen. Ils se devaient d’être forts pour elle. C’était probablement l’étape la plus difficile dans les Jeux. Le départ pour une nouvelle expérience. La dernière pour la plupart des tributs. Ils ne reverraient plus jamais leur famille. Leurs parents, pour ce qui en restaient. Leurs frères et sœurs. Leurs amis. Et on les oublierait, les abandonnerait à leur triste sort, pour les remplacer par une nouvelle fournée. Je détestais cette idée. Personne ne pouvait comprendre la douleur que ressentait les proches en les voyant se faire tuer sous leurs propres yeux. Pourtant, la vie continuait. On ne s'en souciait pas. Égoïstes, on ne pensait qu'à notre propre survie, avant celle des autres. C'était ainsi et il fallait s'y faire.

Debout, face à la fenêtre, j'observais le paysage défiler à une vitesse folle. Ses voyages m'avaient toujours fortement déplu. A ce stade-là, je me devais de partager un dîner avec mes protégés, de sorte à commencer à tisser un lien qui nous unirait durant tous les Jeux. Or, j'avais toujours tout fait pour rester distant. Les perdre quelques jours plus tard était une épreuve difficile à surmonter. Trop difficile pour une personne comme moi. Pourtant, je faisais des efforts. Je souriais, je tentais de les réconforter, sans réellement y parvenir. Ils me connaissaient assez bien pour savoir que j'étais le genre de personnes auxquelles on ne pouvait rarement croire. Cela n'avait pas été difficile de manipuler le jury, le public mais aussi mes compagnons. Ils savaient tous que j'essayais de leur persuader de leur talent alors qu'au fond, moi-même je n'y croyais plus. J'avais déjà perdu espoir depuis bien trop longtemps. Ma victoire n'avait été que de la chance. De la simple chance. Rien de plus.

Prenant une profonde inspiration, je toquai doucement à la porte de Kathleen. Le moment tant attendu était enfin arrivé et je ne pouvais plus l'éviter.
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MessageSujet: Re: « time to forgive. » → KATHLEEN.    Ven 4 Mai - 11:08




« Lors de certains moments de notre existence, on pouvait être amenés à penser à une multitude de choses. A se poser des centaines de questions toute plus idiotes les unes que les autres. Est-ce que j'allais mourir là-bas ? Mais surtout, avoir été tirée au sort, ça signifiait que j'allais devoir... Que... J'allais le revoir. Lui que j'avais vainement tenté d'effacer de ma mémoire pour des raisons aussi obscures que stupides. Je lui en voulais de ne pas avoir été à mes côtés à la mort de mon père, et lors de celle de Jeremiah l'an passé. Au final, ma rancœur m'avait dévorée de l'intérieur, et j'avais finis par oublier que lui aussi avait perdu quelque chose lors de son passage aux Jeux. Il avait été contraint à faire des choses affreuses, et que je ne lui enviais pas le moins du monde. Ce que je n'avais pas compris en revanche, c'était pourquoi il avait toujours refusé mon aide après son retour. Peut-être qu'il m'en voulait à cause de ce baiser, ou tout simplement à cause de ce que je lui avais fait promettre ? De revenir vivant. J'avais été tellement perdue avec tout ça... Aujourd'hui, c'était mon nom qui avait été tiré, c'était moi qui était envoyée à l'abattoir et qui allait être forcée à faire des choses horribles si je voulais survivre et rentrer chez moi. Après la Moisson sur la place publique, on nous avait conduis à l'hôtel de ville, mon co-tribut et moi. Chacun dans une salle séparée, où nos proches avaient pu venir nous voir. La dernière fois que j'avais foutu les pieds ici, c'était il y a quatre ans. Pour le départ de Nolan. Dans cette même pièce, j'avais laissé libre cours à mes sentiments pour mon meilleur ami, lui sautant littéralement dessus dans un élan de désespoir. Trop de souvenirs d'un coup. Le temps des visites me sembla court. Trop court. D'abord, c'étaient les parents de Nolan qui étaient venus me voir, pour me soutenir, me souhaiter bon courage et tout le blabla. Madame Keynes m'avais semblé particulièrement bouleversée par mon sort futur. J'avais essayé de la rassurer un maximum, lui assurant que tout se passerait bien, et qu'elle ne se rendrait même pas compte de mon absence. Des paroles auxquelles j'avais moi même beaucoup de mal à croire. La mère de mon mentor m'avait serrée si fort contre elle, que j'étais presque étonné de ne pas avoir été broyée dans ses bras. Après quoi, elle m'avait embrassée sur le front, comme si j'avais été sa propre enfant. Il fallait dire que malgré mon éloignement vis à vis de Nolan, j'avais gardé un bon contact avec ses géniteurs, leur apportant parfois quelques prises de choix, où plantes qu'on ne trouvait pas aux alentours du district. Ils avaient presque fait office de parents de substitution. A leur suite, était venue Glimmer. La fillette s'était excusée de l'absence de son aîné, et avait apporté un cadeau de la part de ses parents. Le médaillon de sa mère. Plusieurs promesses plus tard, elle était forcée de partir à son tour.

Le Pacificateur ainsi que l'hôtesse m'avaient ensuite accompagnée jusqu'au train. Ce même train qui allait m'emmener à la mort. Nous allions y passer un moment, étant tout de même le district le plus éloigné du Capitole. Je soupirais. J'avais une boule au ventre. Principalement à cause du fait que j'allais être forcée à lui adresser la parole à un moment ou à un autre. C'était idiot. L'hôtesse nous accompagna Rory et moi, jusqu'à nos 'quartiers'. D'ailleurs, une fois que je fus dans les miens, je lui claquais littéralement la porte au nez, ne supportant plus sa voix nasillarde et son parfum entêtant. J'avais besoin d'être seule. Heureusement pour moi, elle semblait avoir compris le message et n'insista pas plus. Je m'étais laissée glisser le long de la porte, ramenant mes genoux contre ma poitrine, prenant quelques secondes pour faire le point. D'ici quelques semaines, je serai morte. D'ici quelques semaines, je serai devenue une meurtrière. D'ici quelques heures, je serai face à Nolan. Cette dernière affirmation était de loin celle qui me faisais le plus peur. Stupide que j'étais. Le train s'ébroua. Voilà, nous étions partis. Je relevais les yeux, observant le décor qui accélérait au fur et à mesure. Perdue dans ma contemplation, je sursautais alors qu'on toquait à ma porte. Qui ? J'avais pourtant bien dit à cette femme de ne pas me déranger avant une quinzaine d'années. Je fronçais les sourcils et soupirais en me relevant pour ouvrir la porte. « Je croyais pourtant avoir demandé à... » commençais-je avant de me stopper net, me rendant compte de mon erreur. Alors que je m'attendais à tomber nez à nez avec une perruque blonde, je fis face à un torse. Relevant les yeux, je me mordillais la lèvre inférieure en voyant son visage. « Pardon, j'ai cru que c'était l'autre dinde qui revenait à la charge. » soufflais-je en baissant soudainement les yeux, puis en m'écartant de quelques pas. C'était drôle la manière dont il fallait à chaque fois qu'il arrive quelque chose de grave pour que notre relation passe à un nouveau stade. Enfin non, ce n'était pas drôle. Je relevais les yeux vers lui, cherchant son regard, et ressentant un pincement au coeur. « On dirait que cette fois les rôles sont inversés. » dis-je en soupirant. A croire que le destin s'acharnait sur nous. »
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MessageSujet: Re: « time to forgive. » → KATHLEEN.    Ven 4 Mai - 11:09


→ time to forgive.

Je ne sais pas ce qui était le pire. Qu’elle fasse partie des candidats qui allaient probablement mourir. Ou que je sois son mentor pendant toute cette petite période de son existence. J'allais devoir la former, la conseiller pour qu'elle puisse survivre et avoir enfin la vie qu'elle méritait réellement. Avoir tout ce dont elle pouvait avec tout l'argent qui lui serait dû. Malheureusement, elle serait également hantée par tous ces cauchemars que la plupart des gagnants faisaient, revoyant toujours et toujours les mêmes scènes. Plus rien ne serait comme auparavant et ça, je le savais. Mais je savais également qu'elle avait un mental d'acier. Elle y parviendrait. Elle réussirait ce que j'avais échoué. Recommencer une nouvelle vie avec de nouveaux horizons qui s'offriraient à elle. Il le fallait. Et même si cela devait dire que je devais m'y mettre tous les jours à quatre cent pour cent. Elle y survivrait. Oh que oui ! Je la connaissais assez pour savoir qu'elle réussissait toujours à avoir ce qu'elle souhaitait. Elle était déterminée et assez têtue pour savoir ce qu'elle voulait. Elle savait comment ces Jeux marchaient, elle ne découvrait rien de nouveau. Non, elle saurait y faire. Malgré tout, je redoutais le début des Jeux. Je redoutais ses premières heures dans l’arène. Cela risquait d'être affreux. Je me souvenais très bien de ma première impression, lorsque j'avais découvert les lieux du carnage que l'on avait réalisé. Je n'avais pas eu le temps de réagir que les autres candidats s'étaient précipités vers la Corne d'Abondance. Évidemment, après avoir repris mes esprits, je m'étais dirigé à l'opposé. Je m'étais caché plusieurs heures, le temps que le combat s'arrête et puis, j'étais, sans réellement le vouloir, tombé sur un duo de carrières, qui avaient accepté de me prendre sous leur aile. La pire erreur qu'ils n'avaient jamais commis. Une proximité qui m'avait permis de les connaitre un peu mieux, de leur montrer ma confiance pour eux et de les jeter aux loups avant qu'ils le fassent eux-même. Un simple coup de chance qui avait rendu mes Jeux beaucoup plus intéressants et plus vivables que ce que j'avais imaginé. Je n'espérais pas la même chance pour Kathleen mais j'étais certain qu'elle saurait s'adapter à son nouvel environnement, à sa manière. Si j'y étais parvenu, il n'y avait aucune raison pour que de son côté, elle n'y arrive pas, n'est ce pas ? Mais oui ! Soyons pour une fois optimiste et croyons en elle... ou pas.

« Je croyais pourtant avoir demandé à... » Commença-t-elle avant de poser ses yeux sur moi. Nos regards se croisèrent et en l'espace d'un instant, mon angoisse monta d'un cran. Elle était face à moi et me regardait avec ses yeux de biches. Elle semblait si frêle à cet instant, si petite dans cette grande pièce. Nom de Dieu, elle n'y survivrait pas. Elle n'avait aucune chance, elle qui ressemblait encore à une petite fille qui avait besoin d'être protégée. C'était tellement injuste de la voir à mes côtés. Oh bien sûr, il valait mieux qu'elle qu'une enfant de douze ans, mais tout de même. Tout ceci avait été si... inattendu. J'avais réellement pensé à ce qu'elle ait une chance de ne pas y passer. Je n'arrivais pas à m'y faire. J'avais une de ses envies de fondre en larmes... comme un pauvre gosse qui avait besoin de sa mère à un moment difficile. « Pardon, j'ai cru que c'était l'autre dinde qui revenait à la charge. » Baissant soudainement la tête, elle s'écarta pour laisser entrer. Bien malgré moi, un sourire se dessinait sur mes lèvres à sa remarque. « Elle peut être franchement collante lorsqu'elle s'y met. » Commentai-je alors que je balayais la salle du regard. J'étais passé par là, moi aussi. A vouloir m'échapper d'ici, rester loin des autres, et surtout de mon mentor qui me semblait être un hypocrite qui se fichait bien de ma vie. Et pourtant, ironie du sort, j'en étais devenu un. La vie était décidément étrange. « On dirait que cette fois les rôles sont inversés. » Continua-t-elle en lâchant un soupir. C'est fou ce que la vie pouvait être injuste avec nous. On ne pouvait pas dire que le destin nous avait gâté. Il m'avait épargné mais serait-ce le cas pour Kathleen ? J'en doutais très fortement. Je n'avais eu que de la chance. Et j'avais probablement utilisé tout notre quota. J'étais pessimiste oui, mais les circonstances ne me permettaient pas de sauter de joie non plus. « On est maudit. » Répondis-je dans un murmure alors que je tentais un sourire. En rire plutôt qu'en pleurer... cela n'arrangeait pas les choses, mais cela remontait le moral. « Tu tiens le coup ? » Evidemment que non et pourtant, il fallait bien qu'elle garde la face ! Qu'elle soit forte pour tous ceux qui étaient derrière elle et qui espéraient qu'elle revienne. Il le fallait, pour nous tous. C'était trop tard pour faire marche arrière. Les dés étaient jetés.
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MessageSujet: Re: « time to forgive. » → KATHLEEN.    Ven 4 Mai - 11:09




« Je me sentais tellement mal, que j'aurai tout aussi bien pu mourir dans l'instant. Quelle différence après tout. Que ce soit ici ou là-bas. Au moins à cet endroit, ça ne serait pas médiatisé comme dans l'arène, et je ne serai pas devenue une tueuse pour tenter de gagner quelques instants de sursis. « « Elle peut être franchement collante lorsqu'elle s'y met. » Tant que ça ? Là, j'avais vraiment envie de m'insurger. Quitte à ce qu'ils nous envoient mourir aux Jeux, il serait plutôt pas mal qu'on ai le droit à des hôtesses moins potiches et plus silencieuses. Bon, d'accord, c'était beaucoup demandé, mais je n'y pouvais rien, j'étais comme ça. J'avais déjà du mal à supporter le Capitole en tant normal, mais c'était pire depuis ce repas il y a quelques mois. Ils avaient essayés de nous empoisonner ! Et après ça, ils s'attendaient à ce qu'on se prosterne devant eux ? Haha la bonne blague ! « Je sens qu'on va bien s'amuser elle et moi. » soupirais-je en passant la main dans mes cheveux et en lâchant un ricanement nerveux. Si elle était aussi collante que durant ces dernières minutes, ça allait effectivement être très long et particulièrement pénible. Je savais comment ils étaient ces gens là, pour les avoir vu à la télé. Et s'ils étaient réellement comme ça, je risquais fort d'en avoir marre assez rapidement. « On est maudit. » Triste constatation, mais pourtant tellement vraie. Pourquoi nous bordel ? Qu'est-ce qu'on avait fait de si horrible pour mériter un sort pareil ? Je veux dire, sans les Jeux, nous aurions été tellement plus heureux. Bon d'accord, la vie était loin d'être facile tous les jours, mais au moins nous étions nous mêmes, et on pouvait presque parler de bonheur à cette époque. Je l'avais lui, et ça me suffisait amplement. Mais il avait fallu que le destin se joue de nous, en nous arrachant l'un à l'autre. « C'est à croire. D'abord toi, et c'est à mon tour maintenant. » je cherchais son regard, espérant y retrouver cette même douceur et ce même réconfort d'autrefois. J'en avais besoin à cet instant précis. J'avais besoin de lui.« Tu tiens le coup ? » me demanda-t-il, comme inquiet. Je le fixais un instant, me demandant si oui ou non je devais lui répondre. Bien sûr que non je ne tenais pas le coup, et tout le monde le savait. Lui y compris. Bien sûr, je savais que j'avais les capacités pour surmonter tout ça si j'en avais réellement envie, mais comment dire ? J'étais du genre de ceux qui allaient plutôt venir en aide aux autres plutôt que ceux qui tuaient de sang froid en vous plantant un couteau dans le dos. Je ne me connaissais que trop bien. J'avais beau faire semblant d'être une dure à cuir, de ne rien éprouver, tout ça n'était qu'un masque, une façade qui aurait tôt fait de se briser une fois là-bas. C'était inévitable. Tôt ou tard, je ferai une erreur stupide en épargnant la mauvaise personne, au mauvais endroit, au mauvais moment. Et cette personne en revanche, n'hésiterait pas à m'égorger dans mon sommeil, ou me poignarder dans le dos. « On a qu'à dire ça. » répondis-je finalement, haussant les épaules et fuyant son regard. Il me connaissait, et savait que c'était faux. Mais à part faire semblant de me croire, et rester là avec moi, qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre ? Je relevais les yeux vers lui, et affichais un léger sourire narquois. « Et cette fois-ci, je compte sur toi pour ne pas me laisser tomber Zéphyr. » continuais-je sur un tout autre ton, à mi-chemin entre la plaisanterie et l'accusation. J'étais venue me placer en face de lui, les poings sur les hanches, et j'avais appuyé mon dernier mot en plantant mon index dans son épaule. Je ne savais pas vraiment à quoi je jouais en agissant de la sorte avec lui, mais bon. Zéphyr, je me souvenais à quel point il avait horreur que je l'appelle comme ça, et c'était devenu une sorte de plaisanterie entre nous. J'étais pourtant censée lui en vouloir à mort, d'ailleurs quiconque me connaissait un temps soit peu savait à quel point j'avais la rancune tenace. Mais bizarrement, à cet instant précis, je ne ressentais aucune trace d'amertume à son égard. Peut-être parce que je savais pertinemment que j'allais y rester, et que ces rares moments passés seule avec lui seraient nos derniers instants. Je le fixais un instant, prenant le temps de le détailler. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas eu en face de moi. Il avait changé. Dans son attitude, mais également physiquement. Mais dans le fond, il était toujours ce garçon, celui d'il y a quatre ans. Quant à moi, j'étais cette pauvre chose sans défense. Mais merde quoi, j'étais pas supposée pardonner aussi facilement ! Encore que, en y réfléchissant bien, j'avais tellement souffert de son absence que j'avais réussi à me persuader que je le détestais. Alors qu'en réalité, je n'étais qu'une égoïste qui aurais aimé un peu plus d'attention de sa part. D'ailleurs, j'avais même utilisé la mort de Jeremiah pour me convaincre encore plus de mon dégoût pour le blond. Pardon Jer', tu dois m'en vouloir toi aussi pas vrai ? Après tout, il a fait son boulot correctement, t'as eu les sponsors que tu méritais, et t'es arrivé loin. C'est cette enflure du deux qui t'as... Mais qu'est-ce qui était en train de se passer ? D'où elle sortait cette larme là ? Je tournais le dos au jeune homme, et essuyais la goutte d'eau qui venait de rouler sur ma joue, priant pour qu'il ne l'ait pas vue. La dernière fois que je m'étais autorisée à pleurer, c'était il y a un an, à l'annonce de la mort de mon frère. Et avant ça, c'était pour celle de mon père, il y a quatre ans. A croire que le destin s'acharnait vraiment contre ma petite personne. Dire que je m'étais juré de ne pas pleurer si jamais je venais à être choisie. Elle était belle la tribut tiens. Bon au moins, je n'avais pas fondu en larmes devant les caméras, c'était déjà ça. Mais étrangement, je me sentais plus honteuse de craquer devant lui que devant Panem entier. Au Diable ma foutue rancœur, au Diable ce que j'avais pu penser ces dernières années, il était enfin là à mes côtés, et je ressentais un soulagement qui en était presque indécent.
Nous avions un peu plus d'une journée à passer dans ce train avant d'arriver au Capitole, et je savais que nous n'allions pas rester seuls très longtemps. L'hôtesse allait revenir, et nous allions nous retrouver entre deux feux. Si j'avais des choses à lui dire, c'était maintenant ou jamais. Mais avais-je réellement envie de l'accabler avec toutes mes accusations alors même que je voulais profiter d'être avec lui. Hum. C'était compliqué d'être moi. Au pire, autant profiter maintenant, et l'accabler si je gagnais non ? A moins que l'inverse ne soit préférable ? Au moins il me détesterait et n'aurait pas à culpabiliser pour ma mort ? Mais j'étais réellement terrifiée par ce qui m'attendait. Il était le seul qui savait de quoi il pouvait s'agir, et je n'avais pas été présente pour lui dans cet instant. N'y tenant plus, je me retournais vers lui, pour venir me serrer contre sa personne, reposant ma tête contre son torse. J'avais besoin de sa présence. « Tu m'as manqué. » soufflais-je alors. Et il n'avait même pas idée à quel point. »
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MessageSujet: Re: « time to forgive. » → KATHLEEN.    Ven 4 Mai - 11:10


→ time to forgive.

Cette scène me faisait étrangement penser à une autre que nous avions vécu, quelques années auparavant. A cette époque, j'avais quatorze ans et nous étions encore des gamins. Nous vivions dans de mauvaises conditions mais à cette époque-là, nous étions heureux. Il nous suffisait d'un sourire pour se comprendre, pour que cela nous remonte le moral. Et maintenant ? Nous avions dix-huit ans et la vie qui s'offrait à nous. Cela aurait pu être nos meilleurs années et pourtant... qu'étions-nous en train de faire ? Rien de plus que tenter de survivre, tenter de rester calme et de garder la tête haute. Je les détestais. « Je sens qu'on va bien s'amuser elle et moi. » Répondit-elle en lâchant un léger soupir. Je la côtoyais chaque année pour commencer à la connaitre. Elle ne lâchait pas prise, elle aimait ce qu'elle faisait, plus que tout au monde. Elle n'hésitait pas à jouer de ses fonctions, de son pouvoir auprès des candidats, avant que ceux-ci se fassent tuer par les autres. Elle et moi, nous n'avions jamais réussi à nous entendre. Et si seulement le problème n'était que ça. Lorsque les candidats décidaient de ne plus lui adresser la parole, de simplement l'éviter, elle se réfugiait vers moi. Et ce sont dans ces moments-là que l'on comprend ce que signifie une fille collante. On pouvait bien lui avouer notre dégout envers elle, cela ne la touchait absolument pas. Elle n'écoutait qu'elle. Et même la manière douce ne marchait pas. Alors, je l'écoutais déblatérer et j'essayais de m’éclipser, comme je le pouvais. Un désastre, à chaque fois. « Bon courage ! » Répondis-je doucement, plus à moi-même qu'à elle. Du courage... j'en aurais moi-même besoin pendant toute cette durée des Jeux. Évidemment, ce n'était pas moi qui allais devoir survivre pendant ces quelques jours, pas moi qui devrais combattre des candidats déchainés. Mais c'était pareil. Cela concernait Kathleen. Pas n'importe qui.

« C'est à croire. D'abord toi, et c'est à mon tour maintenant. » Et le prochain ? Je me le demandais. Ma famille ? Mes frères ? Ils ne pouvaient plus participer aux Hunger Games, mais le destin avait sans doute déjà préparé son prochain coup. Tout était déjà écrit. Ils ne nous lâcheraient pas tant que nous ne serions pas tous vaincus. Et si ce n'était pas la mienne, peut-être celle de Kath ? L'on pouvait aisément se poser des questions ! Elle m'observait, cherchait mon regard. Du réconfort, qui lui ferait reprendre confiance en elle. Pourtant, cette fois-ci, j'étais tout aussi abattu qu'elle. J'avais beau réussir à persuader les autres de tout ce que je souhaitais, face à elle, c'était différent. Cette situation m'échappait complètement. Je n'avais pas cru une seule seconde à ce que cela puisse être elle. Qui y aurait cru ? Pourquoi ? Mais pourquoi donc nous infligeaient-ils cela ? Quel était le but de tous ses manigances, si ce n'était nous montrer qu'ils étaient inhumains ? Un soupir s'échappa de mes lèvres, secouant doucement la tête négativement. « Ils ont compris que nous ne nous laisserions pas faire si facilement. Il vaut mieux éliminer les plus forts d'abord. » Dis-je en tentant un sourire amusé. D'une certaine manière, cela pouvait se tenir. D'un autre côté, j'avais des doutes sur le trucage des noms. Non, ça m'étonnerait beaucoup qu'ils s'amusent à cela. Ils n'auraient pas tout calculés. Pas à ce stade. C'était le hasard qui voulait ça. Foutu hasard qui réussissait à nous mettre dans des situations pareilles. La poisse nous collait à la peau. Elle ne laisserait pas tomber si facilement.

Comme un idiot, je lui avais demandé si elle allait bien. Mais oui, elle était probablement en train de se préparer à mourir, mais tout allait parfaitement bien. Je perdais la raison à chaque fois que j'angoissais pour elle. « On a qu'à dire ça. » Elle haussa des épaules, détournant le regard. Elle ne changerait jamais. Bien sûr ! Elle me prenait pour un idiot, à penser que j'allais gober ça. A cet instant précis, elle devait être terrorisée par ce qui l'attendait et malgré tout ça, elle devait garder la tête haute, pour ne pas avoir à se justifier auprès des autres. Après tout, c'était un honneur de participer aux Jeux ! Pourquoi pleurer, alors que l'on allait probablement se faire trucider ? Allons-y plutôt de bon cœur ! Je levais les yeux au ciel alors que Kathleen se rapprochait. Elle croisa mon regard et pointa son doigt sur mon épaule. « Et cette fois-ci, je compte sur toi pour ne pas me laisser tomber Zéphyr. » A ce prénom, mes sourcils se froncèrent alors qu'un sourire s'était instinctivement dessiné sur mes lèvres. Zéphyr... Elle avait repris ses mauvaises habitudes à m'appeler par mon second prénom. « JE compte sur toi pour ne pas m'abandonner, Sid. » Puisqu'on en était au second prénom, soyons fous. La seule chose qui nous différenciait, c'était que son second prénom lui posait moins de problème que le mien. Il n'empêchait pas que j'avais toujours préféré Kathleen à Sinéad. Avec le temps, je l'avais transformé en Sid. Ça lui allait plutôt bien et en plus de cela, elle l'appréciait beaucoup moins que le véritable. « Mais tu seras à la hauteur, n'est ce pas ? Tu donneras tout ce que tu as et tu me feras confiance pour te donner tout le soutien que je peux t'apporter. » Continuais-je dans un ton extrêmement sérieux, un ton qui ne me ressemblait certes pas, mais qui montrait parfaitement mon état d'esprit actuel. Cela faisait du bien de partager une véritable conversation avec elle, depuis le temps, mais il ne fallait pas oublier l'essentiel. Et puis, nous avions tout le temps de réapprendre à nous connaitre. Et cette fois-ci, je ne la lâcherais plus d'une semelle ! Je le promettais. Je savais qu'elle m'en voulait beaucoup, surtout pour avoir déserté au moment le plus important de sa vie, mais j'étais là à présent. Revenu d'entre les morts, prêt à la sauver.

Kathleen se retourna soudainement, alors que je levais un sourcil interrogateur. Je n'avais pas eu le temps de voir son expression du visage, mais je me doutais bien qu'elle cachait quelque chose. Peut-être une larme ? Je n'avais jamais eu l'occasion de la voir pleurer. Elle m'avait toujours montré son caractère fort et son mental à toute épreuve. Mais je savais aussi qu'au fond d'elle, c'était une jeune fille sensible. Elle avait simplement trop de fierté pour le montrer aux autres. Alors que j'allais répliquer quelque chose, elle se jeta brusquement dans mes bras, posant délicatement sa tête contre mon torse. Mes bras s'enroulèrent automatiquement autour d'elle, la serrant un peu plus contre moi. C'était tellement bon de l'avoir contre moi. Cela faisait tellement longtemps que j'attendais ce moment. Que j'en rêvais de pouvoir la serrer une nouvelle fois dans mes bras. J'aurais simplement préféré que cela ne soit pas en de telles circonstances. Pas alors que je risquais de la perdre, pour toujours. Cette idée m'était insupportable. Nous avions perdu quatre années. Et si j'avais su qu'elle serait tirée au sort, je ne me serais jamais éloigné. Jamais. « Tu m'as manqué. » Souffla-t-elle doucement, toujours dans mes bras. Je n'avais plus envie de la lâcher à présent qu'elle était contre moi. « Je suis tellement désolé Kath... Si tu savais comme je me sens mal. J'suis désolé... » Un con. J'étais qu'un con. C'était trop tard maintenant. Et si elle ne revenait pas ? « Désolé pour tout... Désolé d'avoir été tellement égoïste... »
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MessageSujet: Re: « time to forgive. » → KATHLEEN.    Ven 4 Mai - 11:10




« Lui visiblement, savait déjà à quoi s'attendre avec notre hôtesse. Enfin en même temps, c'étai toujours la même depuis quelques années. Plus de cinq ans en tout cas. Alors à force, il devait avoir l'habitude. « Bon courage ! » me dit-il, mi-sourire. Je secouais la tête en prenant un air dépité, et presque innocent sur les bords. « Si je me retrouve seule en sa compagnie, tu risque fort d'avoir son meurtre sur la conscience. » plaisantais-je en grimaçant. Bien entendu je n'irai pas jusque là, mais elle risquait d'en prendre pour son matricule blondie. Et puis c'était aussi une façon détournée de lui faire comprendre que je ne voulais pas me retrouver seule. « Ils ont compris que nous ne nous laisserions pas faire si facilement. Il vaut mieux éliminer les plus forts d'abord. » Il avait raison. Pour ma part je soupçonnais ces gens de choisir à l'avance les personnes à envoyer là-bas. Ca faisait trop de coïncidences pour être dû au hasard. Les deux derniers Harper deux années de suite, c'était trop gros pour moi. A moins que ce ne soit le destin qui s'acharnait méchamment sur nous. « Et malheureusement pour nous, c'est pour notre pomme. » comme si perdre son meilleur ami et son petit frère n'était déjà pas suffisant. « JE compte sur toi pour ne pas m'abandonner, Sid. » je ricanais légèrement à sa réponse. Non pas par méchanceté, mais par réflexe. Tout chez moi semblait avoir été conditionné pour repousser les gens, et les empêcher de s'attacher à moi. Pourtant certains y arrivaient encore, et j'avais toujours du mal à comprendre le pourquoi du comment. « Parce que tu pense que je vais te laisser t'en tirer à si bon compte ? Après les Jeux, on aura des choses à se dire toi et moi. » lui lançais-je d'un air autoritaire et tout à fait sérieux. Bien qu'au fond de moi, je ne me faisais pas d'illusion quant à un éventuel retour, mais autant garder la face non ? Cependant, je fronçais les sourcils, et ce fut plus fort que moi, je lui envoyais coup de poing dans l'épaule. « Et j't'ai déjà dit de pas m'appeler Sid. » murmurais-je entre mes dents, comme outrée de cet affront. J'avais l'impression d'être de retour quatre ans en arrière. Quand tout allait bien dans nos vies respectives. Enfin... Les choses ont-elles seulement jamais été normales ? Ou n'était-ce qu'un rêve idyllique destiné à nous abattre plus durement lors de sa chute ? « Mais tu seras à la hauteur, n'est ce pas ? Tu donneras tout ce que tu as et tu me feras confiance pour te donner tout le soutien que je peux t'apporter. » décidément, cette journée se révélait pleine de surprises, autant mauvaises que bonnes. « Il faudra bien plus que quelques carrières pour venir à bout de moi, j'vais les bouffer. » Lui dis-je en lui affichant un sourire en coin, légèrement narquois sur les bords. En réalité, j'étais loin d'en être aussi sûre, mais partir défaitiste ne m'aiderait pas. Et lui encore moins d'ailleurs. J'avais besoin d'un refuge, d'un lieu où je me sentirai en sécurité. Et quoi de mieux que l'espace de ses bras ? Comme avant. Là. Là j'étais bien. Ses bras autour de moi provoquèrent une vague de frissons. Je pouvais dire que je me sentais invulnérable à cet instant, rien ne pouvait m'atteindre. Le train aurait tout aussi bien pu dérailler que je m'en fichais complètement. Je le retrouvais, l'espace de quelques instants, nous redevenions ces enfants, et Dieu que ça faisais du bien. Un contact physique de la sorte, ça faisait une éternité que je n'en avais pas reçu. Enfin, exception faite avant notre montée dans le train avec la petite Glimmer et les parents de Nolan, mais c'était encore différent. La tête posée contre son torse, j'écoutais les battements réguliers de son cœur et fermais les yeux. Si je restais sans bouger, j'allais finir par m'endormir. Il me rendait dingue ce garçon. Il y a à peine quelques minutes, je n'avais aucune envie de le voir, et j'étais persuadée de le haïr de tout mon être. Et là... Mes certitudes avaient volées en éclat en l'espace de quelques secondes. Perdue, voilà ce que j'étais. « Je suis tellement désolé Kath... Si tu savais comme je me sens mal. J'suis désolé... » Et moi donc. Je gardais le silence, profitant de l'étreinte confortable de ses bras. J'étais bien, et pour rien au monde je n'aurai échangé ma place avec quelqu'un d'autre. Finalement, c'était pas si mal d'être tribut cette année. Si on mettait de côté la mort violente et probable qui m'attendais, les longues agonies dues aux blessures ou je ne savais trop quoi encore. Je gardais les yeux fermés, et fis un effort considérable pour les empêcher de couler, même si pour ça, je me devais me mordre la lèvre inférieure jusqu'à la faire saigner. « Désolé pour tout... Désolé d'avoir été tellement égoïste... » continua-t-il. Il ne pouvait même pas imaginer depuis combien de temps j'attendais qu'il me dise ça. Tous les jours depuis quatre ans, j'espérais qu'il prononce ces mots et que tout rentre dans l'ordre. Mais encore une fois, le sort s'acharnait à nous montrer qu'il était seul maître de nos destinées. « Je peux en dire autant. » après tout, j'aurai tout aussi bien pu faire un effort, et laisser ma fierté de côté pour aller le voir, et peut-être même lui forcer la main, l'obliger à accepter mon aide. Mais son refus de me voir après ses Jeux m'avait lacéré le cœur, et après la mort de mon père, je n'avais plus eus la force de lutter. Il fallait que je m'occupe de Jeremiah, et pour ça je devais passer à autre chose. Mais maintenant... « Tu sais quoi ? On est tous les deux des imbéciles. » murmurais-je en m'écartant et en le fixant dans les yeux. Nous avions tous deux notre part de responsabilité, mais le degré d'implication de chacun dépendait de nos points de vue respectifs. Pour moi, il avait été le seul responsable pendant ces quatre dernières années. Mais de savoir ce qu'il avait pu ressentir dès l'appel de son nom avait plus ou moins achevé mes certitudes. J'étais tellement terrifiée à l'idée d'aller là-bas... « Tes parents sont venus me voir tout à l'heure. Ils vont faire faillite sans leur fournisseuse officielle. » Je lâchais un léger sourire à cette allusion. Dire qu'ils allaient faire faillite était un peu prétentieux, mais ils devraient trouver quelqu'un d'autre pour leur fournir les plantes médicinales poussant en dehors du district. »
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