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 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.

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ash'
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MessageSujet: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:28





Il fut un temps où je souriais lorsque du brouillard s'installait sur le district deux. C'était un temps où je croyais encore en la magie de l'amour. Je pensais également que les hommes étaient profondément bons. Que quelque part en eux s'agitait une âme qui leur permettait d'avoir de la compassion et de l'empathie pour leurs semblables. C'était un temps où j'étais encore une enfant. J'ai grandit à présent. Pourtant, j'ai encore envie de sourire...

Où crois-tu aller comme ca ? Tu pense que tu peux leur échapper ? Tu peux toujours espérer, Constance, mais ils sont plus rapides que toi. Et tu n'es pas seule. Tu as peur pour Delilah et c'est pour cela que tu la sers de toutes tes forces contre toi. Tu ne veux pas la perdre. Mais dans les dédales du district treize il est parfois difficile de se repérer. Cependant, tu sais où est l'hôpital parce que tu y viens souvent. Tu viens voir les tributs, et celle-ci en particulier : Zoé. Tu espère qu'elle va bien, qu'elle - au moins - est en sécurité. Tu devrais plutôt craindre pour ta vie. Constance. Regarde autour de toi. Rien. Le vide et le silence t'entourent. Seules les lumières d'alerte éclairent ton chemin dans cette immensité. Tu suffoques, mais tu refuse de d'arrêter. Tu cours, et tu sais que tu ne peux pas échapper à ton ennemi, qu'il est autour de toi en ce moment-même. Tu l'as vite compris. Dés l'instant où le message de Coin s'est fait entendre. Une fois que Dorian est parti, tu as compris. Tout était calme, silencieux et vide. Le danger ne devait pas d'une quelconque bombe, d'une armée qui débarquerait soudainement dans le district treize. Non, l'ennemi est bien plus dangereux. L'ennemi est invisible. Tu ne peux pas même le sentir, car il n'a ni odeur, ni forme. Tu sais quels sont les risques, et tu sais que tu ne peux rien faire pour l'empêcher. Delilah commence à se débattre. Où es-tu ? Les escaliers descendent sur ta droite et tu t'y engouffre. Tout est calme et silencieux, et dans l'immensité, l'écho de tes pas te font sursauter. Calme-toi, Constance, tout va bien.

Est-ce ca marche ? Arrives-tu à te convaincre que vous allez y survivre ? Il faut que vous y surviviez. Delilah ne peut pas mourir. Pas maintenant, et encore moins à cause d'un stupide gaz ! Tu ne peux pas croire simplement que tu es en train de vivre cet enfer une fois de plus. Tu as peur, tu cris mais personne ne t'entends. Tu comprends alors que personne ne viendra. Parce que tu n'as pas respecté les règles, Constance, tu as désobéis aux ordres de Coin. Mais sait-elle ? est-ce qu'elle-même à compris ce qu'il se passait ? Sans doute. Alors pourquoi le cacher aux habitants du district ? Pour éviter la panique générale. Tu comprends les intérêts de Coin, mais la peur au ventre tu avance dans le district, et tu sais que l'ennemi et partout, qu'il risque à tout moment de te rendre folle. Non, c'est faux. J'ai été soignée. Ils m'ont soignée. C'est vrai, oui. Contrairement à la majorité d'entre eux, tu as déjà été la victime de gaz toxique. Contrairement à la majorité d'entre eux, tu sais quels sont les médicaments à prendre dans ce genre de cas. Durant des mois qui a subi cette médication. Durant des mois tu as lutté pour discerner le vrai du faux. Pourquoi la vie dans le district treize te ramène sans arrêt dans l'arène ? Pourquoi ne peux-tu pas simplement aller de l'avant ? Tu n'as pas peur de l'avenir, contrairement à ce que tu pensais. C'est juste que tu vis dans un éternel passé. Mais il est temps à présent d'oublier tout cela, et la sauver, elle. N'est-elle pas tout ce qui compte pour toi à présent.

“ Tiens bon Del', nous y sommes. ” Tu vois la porte, une des chambres de l'hôpital, la première. Mais alors que tu essaie de l'ouvrir, tu la trouve fermée. Les portes closes s'enchainent et tu commence à perdre espoir. Mais alors, tu découvre un autre couloir, plus étroit, plus sombre. Et la première porte que tu ouvre est ouverte. Sans hésité, tu entre dans la pièce et tu ferme la porte derrière vous. Les murs blancs qui t'entourent te rappelle les premiers mois que tu as passé ici. Dans la pièce, une rangée de lit, pour la plupart vide. Et aux deux extrémités, deux jeunes femmes. Tu ne les connais pas, pourtant tu sais qui elles sont. Des tributs, comme toi. Les dernières trouvailles du district treize. Que dire ? Que faire ? Constance, concentre - toi. Delilah... Delilah... tu prends son visage en coupe. Mais tu sais, rien qu'en croisant son regard, qu'elle n'est déjà plus là. “ Je vais m'occuper de toi, Delilah. ” Tu la conduis jusqu'à l'un des lit, au milieu de la pièce où tu la couche, et tu sens le regard de des autres sur toi. Cela est désagréable. Alors tu te relève et tu leur fais face à tour de rôle. “ Désolée. Je ... Je m'appelle Constance, et elle c'est Delilah. Nous... L'attaque nous a surprise. Elle... elle doit être soignée. ”Tu ignore si tu peux le leur dire, n'est-ce pas Constance, ce que tu as compris, toi dés le début ? Ne t'occupe donc pas de cela. Tout ce qui compte à présent c'est Delilah. Tu dois veiller à ce qu'elle ne se laisse pas emporter par une crise de paranoïa, ou une hallucination. Tu connais les risques, et tu ne doit pas risquer de la perdre. Pas elle. Jamais elle.
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ash'
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:28



Tic, toc. Je regarde au plafond. Tic, toc, fait de nouveau l'horloge. Je souris en voyant une mouche tenter de s'accrocher au néon éteint avant de chuter pathétiquement. J'hésite à pouffer ; quand soudain je vois l'insecte se rattraper, piquer vers le haut et poursuivre un vol nonchalant vers une destination incertaine. Je fais la moue quand la mouche disparaît de mon champ de vision. Le centre de mon attention s'en est allé, ma bonne humeur avec. Là, sur le carrelage froid qui recouvre le sol, je décide de me blottir contre mes genoux. J'entoure ces derniers de mes bras fragiles, et les recouvre finalement de mon visage que j'ai incliné pour avoir une bonne vue sur la fenêtre. Certes, ce n'est pas le dehors qu'on peut apercevoir derrière cette vitre – et pourtant, j'apprécierais pouvoir contempler béatement un panorama tels que ceux qu'on pouvait voir dans l'arène, avec de la nature à perte de vue, verdoyante et sublime. Mais non, ce que nous laisse voir cette fenêtre, c'est juste un énième couloir du centre de soin, froid et impersonnel. Peu importe, je m'en contente. J'espère que quelqu'un passera derrière la paroi de verre, qu'un événement improbable aura lieu derrière elle, sous mes yeux, que... Pouah! Je crois que je rêve trop. Jamais quelque chose de la sorte ne se produit. A chaque fois que je suis ici, dans cette maudite pièce, tout ce que j'ai pour m'occuper c'est compter le nombre de pavés qu'il a fallu pour la carreler. Et je l'ai déjà fait. Il y en a mille cinq cent vingt. Alors ce n'est plus très marrant de réitérer l'expérience.
Et puis je crois qu'aujourd'hui est une journée encore moins intéressante que les autres. Depuis dix minutes, plus personne ne passe dans les couloirs. Les lumières se sont éteintes après qu'un message télévisuel de la part de Coin-Coin nous ait été diffusé. Je ne l'ai pas écouté : tout ce que dit cette pimbêche m'importune. C'est elle qui a ordonné qu'on m'enferme ici ; elle qui accélère ma déchéance. Elle n'est même pas fichue de porter une jolie tenue pour se montrer à l'écran. Alors je ne vois pas pourquoi je prendrais la peine d'écouter ses sempiternels discours. Je préfère largement prêter attention au silence, ce magnifique silence dans lequel j'ai l'habitude de me murer. C'est tendre, c'est doux, c'est beau, le silence. Le silence, c'est tout ce que Coin-Coin n'est pas, à la réflexion.

De l'autre côté de la pièce, l'autre dinde de Kathleen fait comme moi : elle s'ennuie. Je ne l'aime pas. Elle vient du même endroit que moi. Dans l'arène, elle voulait sans doute me tuer. Je me rappelle très bien l'effroi que provoquait chez moi l'entente de son prénom, lorsque Skyler me parlait d'elle. Elle était l'une des tributs qui m'apeuraient le plus. Je n'aurais jamais voulu qu'elle me tue. Et de tels sentiments, une telle angoisse, ça ne s'efface pas, même après une résurrection. Alors je me contente de regarder Kathleen avec méchanceté, là, la tête sur les genoux. Je crois qu'elle ne m'aime pas non plus, cette vilaine fille. C'est un accord tacite qui nous lie. Pourtant, on ne se parle jamais beaucoup, au centre de soin. Des répliques laconiques, parfois acerbes, qui en disent pourtant long sur notre relation. Mais voilà, on vient de l'arène, on était ennemies. Je ne veux pas que les choses évoluent, comme je ne désire l'évolution de rien d'autre dans mon existence. Car ce n'est même plus une vie – je suis un fantôme.

Soudain, nous sortant de notre léthargie, deux potiches débarquent dans la pièce. Je cherche une infirmière du regard pour lui demander de renvoyer ces deux intruses, mais je n'en trouve pas. Mince. Kathleen a-t-elle remarqué que nous étions seules dans la pièce ? Je tente de me rappeler ce que j'ai fait, mais la morphine embrume mes souvenirs. Je crois que quand Coin-Coin a parlé, j'étais sur mon lit. Après, j'ai bougé sur le sol, lorsque l'électricité s'est coupée. Oui, ça doit être ça. Et il n'y avait déjà plus d'infirmières et plus personne dans les couloirs. Il a dû se passer quelque chose pour que nos aides-soignantes nous laissent enfermées ici, mais je ne sais pas quoi. J'essaie de forcer sur ma mémoire pour parvenir à saisir un détail, mais rien ne me vient. Foutue morphine ! D'un geste rageur, j'arrache la perfusion reliée à mon bras. Puis, tendrement, je pose de nouveau mon visage sur mes genoux, et je commence à me balancer en chantonnant une mélodie du district 7. J'aimerais que, soudain, tout soit doux et délicat, et que je puisse m'endormir de nouveau. Mais autour de moi, le monde ne semble pas être d'accord, car l'une des filles qui vient d'entrer – ah oui, deux idiotes viennent de débarquer, c'est vrai ! - se met à geindre. “ Je vais m'occuper de toi, Delilah. ” Je redresse la tête et fusille du regard l'intruse qui vient de s'exprimer, en ne pouvant retenir un grognement de chien mécontent. La fille se retourne alors (m'a-t-elle entendue ?), et je la suis du regard. Elle semble paniquée, et soutient fébrilement l'autre personne qui l'accompagne. Cette dernière semble d'ailleurs évanouie. Mince, il y a vraiment quelque chose qui cloche. “ Désolée. Je ... Je m'appelle Constance, et elle c'est Delilah. Nous... L'attaque nous a surprise. Elle... elle doit être soignée. ” Qu'est-ce qu'on s'en fout, de ton prénom ! Je retiens un nouveau grognement, mais me concentre sur la dernière partie de sa réplique. Il y a donc eu une attaque. Le district 13 ? Se faire attaquer ? J'éclate d'un rire cristallin sans me soucier des autres. Ah, c'est trop beau. Le Capitole doit être aux commandes de tout ça. Une belle manœuvre. Mais tout ce que je sais, c'est que nous sommes désormais quatre à être enfermées ici, sans espoir de sortie. Bon, au moins, si les deux nouvelles arrivantes ont envie de piquer un somme, il y a assez de lits pour elle. Je grimpe d'ailleurs rapidement sur le mien et adopte la même position fœtale que j'avais au sol. J'entrouvre les lèvres pour me plaindre, d'une voix aiguë, en prenant mon temps. « Génial. Je me retrouve enfermée dans une infirmerie avec une folle, une bouseuse, et une agonisante. Et si je sors c'est la mort. » Quelle sorte d'attaque le district 13 a-t-il subi ? Ça a dû être sacrément impressionnant pour que la dénommée « Delilah » soit dans un pareil état. D'ailleurs, la Constance semble toujours aussi paumée. J'espère qu'elle n'a pas été trop interloquée par le surnom que je lui ai attaché - je ne me souviens plus vraiment lequel c'était ; j'hésite entre « folle » et « bouseuse ». Quoique, je crois que « bouseuse » concernait Kathleen. Oui.

« De toute manière, j'peux même plus sortir parce que la porte est fermée. » Ces mots m'échappent, je me parle à moi-même, tout bas. Cela fait plusieurs mois que je le fais. « Si seulement cette débile avait pu la garder ouverte quand elle est entrée... » Cette salle du centre de soin est effectivement conçue pour n'être accessible que d'un côté : celui des infirmiers. Le district 13 a vraiment tout prévu pour me faire chier.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:29

❝ make us insane ❞


« C'est l'éclate tu trouves pas ? Être coincée là, avec l'autre peste... Regardes là un peu, sous ses airs innocents. Une vraie vipère. » pourquoi je me retrouve là avec elle ? Pourquoi il a fallu que mon check-up se passe dans cette chambre en particulier ? Pourquoi l'infirmier était parti ? Pourquoi il avait fermé la porte ? Impossible de sortir d'ici. Assise contre un mur, les jambes ramenées contre ma poitrine et le front sur mes genoux, je me tiens immobile. Ca fait une éternité qu'on est là. Les lumières se sont éteintes, et il fait sombre. On a eu le droit à un message de Coin indiquant une attaque. La porte s'ouvre brusquement, on vient nous chercher ? « Je vais m'occuper de toi, Delilah. » je relève la tête brusquement. Delilah, je connais ce prénom. La porte se referme. NON ! De nouveau coincées. Bordel. « Désolée. Je ... Je m'appelle Constance, et elle c'est Delilah. Nous... L'attaque nous a surprise. Elle... elle doit être soignée. » elles sont deux. Ladite Constance amène sa camarade jusqu'à un lit. Je soupire et secoue négativement la tête. « Que... On a personne ici... Va falloir qu'on se débrouille nous même... » Pourquoi cette chambre d'infirmerie ? Nous sommes coincées à l'intérieur, prisonnières entre ces quatre murs gris, dans l'incapacité de sortir ou d'appeler à l'aide. Pourquoi ici ? Elles viennent de se piéger avec nous. Et surtout, pourquoi cette fille là ? J'ai déjà bien assez de mal à rester calme avec l'autre cafarde d'Eglenver. J'ai pas besoin qu'en plus on vienne me foutre une fille avec laquelle je me suis battue quelques jours auparavant. Pourtant, elle a l'air en mauvais état. « Tu le fais bien tu sais ? Faire semblant de te préoccuper de cette fille, faire comme si tu t'intéressais à son sort. Vous avez failli vous arracher la tête l'autre jour. Tu l'as menacée, tu lui a craché des injures à la figure. Tu jubiles de la voir dans cet état. Tu ne pourras pas sauver les apparences indéfiniment. Tu peux bien prendre ton air inquiète et soucieuse, qu'est-ce que tu crois qu'elle va faire en se réveillant ? Une fois qu'elle t'aura vu ? Elle va essayer de t'étriper, comme toi tu as essayé. Laisse la donc mourir. Au pire achèves la. Et si on te dit quelque chose, fais donc passer ça pour un acte de miséricorde. » Mais je n'ai aucune envie que cette fille crève. Personne ne mérite de mourir. « Oh voyons Harper, c'est toi qui dit ça ? Alors que tu t'es amusée à égorger cette grognasse dans l'arène, que tu t'es délectée de voir son crâne exploser sous le poids de cette pierre ? A d'autres je t'en pries. J'étais là, vicieusement caché dans un coin de ton cerveau. J'ai ressenti ta joie, je l'ai appréciée autant que toi. » Je ne suis pas une meurtrière. Je n'ai aucune envie de faire du mal à cette Delilah. Elle peut bien venir de n'importe quel district, elle peut bien avoir côtoyé cette grognasse de Jane, elle ne mérite pas de terminer sa vie dans cette infirmerie sordide. « Sale menteuse. » Je me relève et m'approche des nouvelles arrivantes. Je regarde tour à tour les deux jeunes femmes, cherchant là savoir d'où je connais celle qui est encore debout. Je n'ai aucune idée de ce que je dois faire. Je ne sais même pas ce qu'elle a. « Tu t'en tapes de ce qu'elle a. »

Je regarde Delilah, j'essaie de voir si elle respire correctement. Ca a l'air d'aller. Je uis paumée. « Génial. Je me retrouve enfermée dans une infirmerie avec une folle, une bouseuse, et une agonisante. Et si je sors c'est la mort. » je me retourne et lance un regard glacial à la gamine allongée sur un des lits d'hôpital. « Tiens encore en vie elle ? Fais moi plaisir, si tu tues la demi-morte, tues la aussi, ça nous fera des vacances. » Je la fixe d'un air méprisant. Je ne sais même pas quel surnom choisir. Bouseuse ou folle ? « Folle. » Je ne sais même pas pourquoi j'ai commencé à la haïr, mais je crois qu'au fond, ça m'aide de ne pas aimer cette peste. « Oh la ferme espèce de dégénérée. » je lâche d'une voix sifflante avant de reporter mon attention sur les deux autres. Peine perdue, vu que bébé blondasse continue. « De toute manière, j'peux même plus sortir parce que la porte est fermée. » je me mords l'intérieur de la joue. Pitié qu'elle se taise. Pitié qu'elle arrête de parler. « Étouffes la donc avec son oreiller. » Bonne idée. Tellement bonne idée. Si seulement je pouvais. Je serre les dents. « On est dans le même calvaire que toi j'te signale ! » je lance sans me retourner. J'essaie de me concentrer, de savoir que faire, mais j'y arrive pas. Entre mon propre subconscient trop envahissant et l'autre andouille, impossible de trouver quoi faire. « Si seulement cette débile avait pu la garder ouverte quand elle est entrée... » bordel mais elle allait se taire oui ? « Sérieusement... Je sais pas moi, le coussin sur sa face, l'intraveineuse autour de son cou, sois un peu imaginative ! J'te jures d'être sage si tu l'achèves ici et maintenant ! » je soupire et me retourne de nouveau vers elle, sourcils froncés, mâchoire serrée. Calme. Ca va aller. C'est qu'une mauvaise passe, ça va s'arranger. « J't'ai dit de la fermer ! C'est déjà assez pénible d'être avec toi, épargne nous au moins les oreilles tu veux ? » je siffle entre mes dents. Faire abstraction, ne pas m'occuper d'elle. « Oui, c'est sûr qu'elle t'a toujours écouté cette merveilleuse petite. Elle te hait, tu crois qu'elle va vouloir te faire plaisir ? » Qu'elle aille cracher son venin ailleurs pitié. Je regarde la dénommée Constance. « Qu'est-ce qu'elle a ? » je n'avais aucune idée de ce qui avait pu causer tout ça, ni même pourquoi elle allait mal. « Bordel il se passe quoi dehors ? » à part le message de Coin, je ne savais juste pas ce qui arrivait. Elles devaient savoir. Je l'espérais.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:29

Spoiler:
 




all these sexy girls around me. not enough!
I think we may all be mad.

J’ignore totalement depuis combien de temps je suis là, couché dans la poussière, les mains plaquées sur le carrelage froid. Huit heures, dix heures, plus peut-être, et tout ce que je sais, c’est que je meurs de faim. Ce n’est franchement pas dans mes habitudes de rater le déjeuner, mais aujourd’hui, c’est assez particulier. Je crois que je me suis endormi, surement plus de trois heures, et le reste du temps, j’ai dû errer dans mes pensées, totalement absorbé par le calme. Je suis allongé par terre et je n’entends rien. Pas un bruit, pas un souffle, et c’est ce que je cherche au fond, la tranquillité. Je me dis, qu’avec un peu de chance, si je reste caché suffisamment longtemps, personne ne me trouvera et je finirai par avoir ce que veux. Mourir. Je ne suis pas sûr que crever de faim soit la fin la plus agréable qui existe, mais entre nous, je suis déjà mort d’un coup de poignard en plein cœur, alors le manque de nourriture, c’est du pipi de chat à côté.

Je pense que je suis cinglé. Qui ne l’est pas ici ? Les gens du district 13 sont shooté à la morphine, parce que le D13, c’est nous, les espèces de cadavres ambulants qui sortons tout droit du pays des morts. On doit être une bonne dizaine, comme moi, des gars des districts qu’on a rafistolés au mieux en recollant les morceaux. La seule partie qu’on a oublié, visiblement c’est de nous rendre notre cerveau ! Sérieusement, j’ai l’impression d’être un légume. Genre un petit pois chiche, perdu dans un immense couscous. Je ne compte plus les jours, j’ignore si ça fait un an, trois mois ou deux jours que je suis là. Je ne sais pas où sont les autres, et il y a cette question qui revient sans cesse.

Pourquoi MOI ?

Pourquoi ai-je survécu parmi tant d’autres ? Pourquoi Kathleen, cette espèce de pimbêche du 7 que j’ai déjà croisé plusieurs fois en allant au réfectoire, au centre de soins, et m’isolant dans un couloir ? De nombreuses fois j’ai eu envie de lui coller un bon coup de marteau dans les dents, pour qu’elle arrête un peu d’exagérer avec son sourire impeccable. Et pourquoi tous ces autres crétins inutiles dont je ne me souviens même pas les noms ? Beaucoup d’entre nous sont maintenant réfugiés au 13, mais… pas la moindre trace de Zoé. J’ai appris à mon arrivée ici, qu’elle était en finale, mais qu’après bataille acharné, c’est l’autre du 11 qui l’a décapité. Je souris faiblement et grimace en repensant à elle. Je n’en ai pas la moindre envie, mais c’est son sourire que je vois quand je ferme les yeux, et c’est toujours la même sensation d’horreur et de vengeance qui m’envahit. Cette petite garce peut bien pourrir en enfer, je n’ai plus besoin d’elle, si ce n’est que pour me venger en lui refaisant le portrait! Depuis quatre mois que je suis coincé dans ce fichu trou à rat, j’ai du échanger autant de mots qu’en une journée normale de ma vie d’avant. Sérieusement, tout est nul ici. La bouffe ça craint, l’entrainement ça craint, les gens craignent, et la seule chose à quoi j’aspire, c’est de finir ce fichu parcours pour devenir soldat et partir en mission au capitole. En ce moment même, de devrais être au centre de tir, pour m’exercer, mais je suis simplement caché comme un lâche depuis trop longtemps.

Revenons-en donc à nos moutons. Je suis donc allongé sur le sol dur et froid.
Des plumes qui sortent de je ne sais trop où me caressent le nez, me donnant très fortement envie d’éternuer. Pourtant, cette sensation est agréable, car au moins, je sens quelque chose.
Le temps me semble durer éternellement. Je crois que j’ai trop de morphine dans le sang… oui, je me souviens être entré secrètement dans l’infirmerie afin de voler des doses supplémentaires. J’ouvre les yeux dans un effort surhumain, et me concentre sur ce qui m’entoure. Où suis-je ? Tout me revient petit à petit, comme si je me réveillais à nouveau, après les jeux. Je sens le sol trembler, sous moi, comme si tout explosait. Je souris machinalement, mais c’est impossible, personne n’attaque le D13. Alors je ferme encore les yeux, j’oublie, je rêve… pff, je ne sais même pas de quoi rêver. Je pense encore et encore à ma vie, à ce qu’elle aurait pu être si je n’avais pas quitté le marais.

« Je vais m'occuper de toi, Delilah. » bordel, je croyais être seul ! D’où vient cette voix ? Qui c’est cette Delilah ? « Désolée. Je ... Je m'appelle Constance, et elle c'est Delilah. Nous... L'attaque nous a surpris. Elle... elle doit être soignée. » Constance, et Delilah… en y réfléchissant plus, ces noms me disent quelque chose, mais là, je suis vraiment dans l’incapacité totale de réfléchir. Je me contente donc de fermer les yeux, et j’attends. J’ai froid. Pourquoi ai-je froid ? Une nouvelle voix vient s’ajouter à ce dialogue..« Que... On n’a personne ici... Va falloir qu'on se débrouille nous-même... » Je n’ai pas besoin d’être lucide pour savoir qui parle, là. C’est cette grognasse à laquelle je pensais plus tôt. Super, j’ai brusquement envie de me lever pour lui enfoncer mon point dans le ventre et l’envoyer valser en antartique. « Génial. Je me retrouve enfermée dans une infirmerie avec une folle, une bouseuse, et une agonisante. Et si je sors c'est la mort. » Comme si ça ne suffisait pas qu’une bande de gamines insupportables vienne troubler ma médiation, une nouvelle voix connue s’élève dans un grognement détestable. « Oh la ferme espèce de dégénérée. » Génial. Franchement G-E-N-I-A-L ! Je reconnais là Eglenvicieuse, la potiche qu’on m’a assignée à ma renaissance. Je me souviens encore des paroles de la présidente Coin, le jour où elle est venue m’annoncer que je devrai faire équipe avec Eglenver pour notre reconstruction psychologique. Comme si obliger cette folle à travailler avec moi va lui redonner le sourire et l’envie de vivre. Elle est folle, et rien n’y changera. C’est insupportable de la voir tous les jours, d’avoir le même emploi du temps qu’elle.. « De toute manière, j'peux même plus sortir parce que la porte est fermée. » Que ce passait-il ? « On est dans le même calvaire que toi j'te signale ! » Quel calvaire, bon dieu ? Une bombe atomique a éclatée sur panem ? Je prie pour que ce soit le cas. « Si seulement cette débile avait pu la garder ouverte quand elle est entrée... » Ah oui… je vois. Elles se disputent simplement parce que la porte est fermée, et qu’elle ne peuvent pas sortir. Je me rappelle maintenant, je suis dans l’infirmerie. J’ai dû m’évanouir après avoir pris trop de morphine. « J't'ai dit de la fermer ! C'est déjà assez pénible d'être avec toi, épargne nous au moins les oreilles tu veux ? » Visiblement, ces deux-là ne s’aiment pas non plus. J’espère que ça va finir en baston. Je me demande quel parti je prendrai… Celui de spectateur surement. « Qu'est-ce qu'elle a ? Bordel il se passe quoi dehors ? » Je frissonne. Il fait de plus en plus froid, je me demande pourquoi. Mes orteils se défroissent, je sens des fourmis le long de mes cuisses, je sens que je retrouve l’usage de mes muscles. Qu’est-ce que je fous sous un lit, bordel ? Je me relève brusquement. Je me cogne la tête sur les lattes, évidement, et j’étouffe un « AIE ! ». J’ai senti ça ! Ça fait longtemps que je ne sens plus la douleur, pourtant. Mon cerveau, s’excite, s’agite, des milliards de connections se font, et je me rends compte du ridicule de la situation. Je sors de ma cachette avec difficulté, et je sens les quatre regards se braquer vers moi. Il n’y a plus un bruit, les filles m’observent comme si j’étais… un monstre ? Je ne fais pas peur, quand même ? Je n’y pense pas, je ne pense qu’à cette explosion. Une de filles est étalée sur le sol, agonisante, de la bave sort de sa bouche et vient se rependre sur son uniforme. Je suis debout, je crois qu’il y a de la poussière dans mes cheveux, mais je ne m’en occupe pas.
«HOUHOUHOU, j’ai un entendu une explosion ! On va mourir ? S’il vous plait, dites-moi qu’on va mourir, que la terre a explosée, un truc comme ça ? » J’ouvre grand les yeux. Je fais une grimace, je ne sais pas ce qu’il m’arrive. J’explose de rire. Mes pas me dirigent naturellement vers Kathleen, et oubliant toute la rage que j’ai à son égard, je la serre dans mes bras, comme ça. «C’est le plus beau jour de ma vie», murmurai-je. Je lui colle un bisou léger sur la joue, avant de me diriger vers l’inconnue étendue par terre.

«JE M’APPELLEEE JESIIIIE, TU M’ENTENDS ? » Je lui colle deux baffes, pour la réveiller, bien-sûr. Je me penche vers son oreille et lui hurle à nouveau mon nom. C’est seulement là, que je me rends compte à quel point j’ai l’air d’un pervers sexuel. Je me redresse, et je dirige mon regard vers mes pieds. Je m’aperçois qu’ils sont déchaussés, et en regardant mon torse, mes bras, et le reste de mon corps, je m’aperçois que je suis presque nu. Seul un caleçon rigolo recouvre mes parties intimes. C’est celui que j’ai volé chez Kyle, mon pote du capitole. Il est rose, avec des bisous, des cœurs et des nounours dessinés dessus. Soudain, gêné de ma nudité, j’attrape la première chose qui me tombe sous la main, et qui ressemble à un vêtement. Soulagé, je me retourne à nouveau vers les demoiselles, qui semblaient sous le choc. Bhen quoi ? Elles n’avaient jamais vu un mec à poil sortir de sous un lit ?
Je me rends compte que je viens d’enfiler une blouse d’infirmière, et que du coup, je suis encore moins crédible.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:29



Hors d'haleine, je courrais à travers les couloirs du Treize. Mes jambes commençaient à faiblir, mais il n'était pas question de m'arrêter. Chaque pas résonnait contre les murs de la salle, flottant quelques secondes dans l'air avant de s'évanouir. Le fracas de mes bottines sur le sol carrelé, ainsi que le son rauque de ma respiration semblaient être les seuls sont à défier le silence qui m'entourait. A l'annonce de l'attaque, chacun s'était réfugié où il pouvait. Le silence de mort qui m'entourait prouvait que je devais être la seule à toujours déambuler dans les couloirs. Bientôt, ils seraient tous envahi par des gaz mortels. Peut-être était-ce déjà le cas. Me sentant paniquer, je remontais la tunique grise du Treize sur mon visage, ne perdant pas de vu mon objectif. Le Centre de Soin. Messalla. L'image de ce dernier me fit accélérer le pas. Je ne devais pas le laisser là-bas. L'infirmerie était très peu sécurisée, et profondément enfoncé sous terre. L'aération était plus que médiocre, il ne ferait pas long feu si les gaz arrivaient jusqu'à lui. Et l’idée de le perdre à nouveau m’était tout simplement insupportable. Rien que de le voir seul dans une salle immaculée, au sol, étouffant … Un frisson me parcourut. Même s'il n'avait plus aucun souvenir de moi, je n'avais pas le droit de l'abandonner. Il avait toujours tout fais pour me protéger, c'était mon tour maintenant. Ça avait beau me tuer, me faire perdre la tête, mais jamais je ne l'abandonnerais. Je l'aimais. Malheureusement.
L'infirmerie se trouvait assez éloigné du centre de soin, si bien que j'atteins le Centre de Soin le souffle court. Pour ne rien arranger, les raccourcis que j'avais pris pour éviter les allées bouchées avaient presque doublé le chemin à parcourir. Prise de vertige, je ne faiblis pourtant pas le pas. Je connaissais ces gaz, et les vertiges ne présageaient rien de bons, tous comme les nausées que je commençais à ressentir. Je pénétrais dans l'infirmerie et pris soin de fermer la porte derrière moi. Autant calfeutrer au maximum les entrées d'air, je ne sais pas combien de temps je devrais rester enfermée ici. J'avançai dans l'espèce d'entrée aménagée, aussi déserte que les couloirs que je venais de traverser. J'avais raison de m'inquiéter, toutes les infirmières semblaient avoir disparu. Je m'arrêtais, prenant le temps de souffler quelques secondes. Les mains sur les genoux, j’essayais de me rappeler l'agencement du centre. Je balayais la salle du regard, repérant le couloir que je cherchais. Me redressant, je m'y engouffrais. Celui des chambres. C'est là que j'avais le plus de chance de trouver. Parcourant l’allée, je testais toutes les portes une par une, mais chacune était fermée. Il fallait que je le trouve, et vite. Les vertiges se faisaient de plus en plus forts, si bien que je due m'appuyer sur le mur pour tenir debout. Autour de moi, la pièce tournait, se déformant à certain endroit. J'appuyais plus fort le tissu contre mon visage, même si ça ne servait à rien. J'avais sûrement du inhaler le plus de gaz lors d'un détour qui m'avait fait passer près de la surface ; ou ailleurs, je ne savais pas où l'attaque avait eu lieu exactement, le Treize était tellement vaste. Alors que j'essayais d'ouvrir une énième porte, je fus prise d'un violent haut de cœur. Pliée en deux, j'avançais tant bien que mal, mon bras libre autour du ventre, longeant le mur pour me pas chuter. Malgré mon appuie, ma démarche était très bancale, si bien que je me pris les pieds un linge tombé par terre et fini étalé sur le sol. Je devais continuer pourtant, me reconcentrer pour ne pas qu'une infirmière retrouve mon corps inerte une fois l'alerte achevée. Me roulant en boule, la tête entre les genoux, je m'accordais dix seconde pour reprendre mes esprits. J'étais condamnée. On m'avait bien dit de ne pas partir à sa recherche, on me l'avait crié même. Mais je n'avais rien écouté, j'étais partis en courant à la minute même où Coin a décidé de fermer les portes. Je ne pouvais pas le laisser tomber. Mel … Cette pensée me redonna courage. Je n'avais pas fait tout ça pour rien, je devais le retrouver. Je me relevais péniblement d'une main, sans relâcher le tee-shirt de mon nez. Ayant achevé ce couloir, je retournais à la salle centrale pour en choisir un autre. D'un pas peu assuré, j'essayais encore une porte, espérant avoir plus de chance dans cette nouvelle allée. Désespérant, je décidais de tenter le tout pour le tout. Je laissai tomber le tissu et commençai à crier. « Mel ! Messalla tu es là ? » N'entendant aucune réponse, je continuais ma recherche. Même si l'espoir de le retrouver ce faisait de plus en plus mince, je continuais de hurler son nom dans l'infirmerie. Je ne partirais pas sans lui, j'avais promis. Reprenant mon souffle, je perçus un cri dans le couloir. Une voix d'homme. Je réuni mes dernières forces pour arriver jusqu'à la porte en question. Je défonçai la porte plus que je ne l'ouvrai. D'un coup d'épaule bien placé, j'atterris en hurlant dans une vaste chambre.
« Mel ! » A bout de force, j'y pénétrais en trombe, laissant derrière moi la porte se refermer. Dans un son sourd, je l'entendis se claquer, et ignorant les regards noirs des personnes sous mes yeux, je m'empressai de scruter la salle avec espoir. Cinq personnes se tenaient devant moins, et aucune d'elle ne ressemblait de près ou de loin à mon fiancé. Je poussai un gémissement plaintif, semblable à celui d'une gamine de six ans. Il n'était pas là. Aussi vite qu'elle m’était apparu, la lueur d'espoir de toute à l'heure s’éteint, me replongeant dans la panique totale. Sans un mot pour les personnes que j'avais dérangé, je me retournai, attrapant d'un geste machinal la poignée de porte. Mais ma main tomba mollement sur ma cuisse, ne rencontrant pas l'objet espéré. Je baissai alors le regard. « Non ... » , murmurais-je d'abord doucement. Mes mains battaient l'air à l'endroit où aurait dû se trouver cette fichu poignée.« Non ! Non, non, non, non !» , j'augmentai le ton petit à petit, finissant par crier sur la porte qui me faisait face. Une porte qu'on pouvait ouvrir que de l'extérieur ? Qui avait bien pu inventer une connerie pareille ? Je me mis à rire du ridicule de la situation. Je sentais les regards derrière posés sur moi, mais j'en foutais. Je riais de plus en plus, commençant à frapper la porte. Qu'ils me prennent pour une folle ! Je m'en fichais, je n'avais plus rien à prouver de ce côté-là. Au bout d'un moment, je m'effondrai par terre, la tête appuyé contre la porte. Les vertiges continuaient à faire tourner la pièce, mais je n'y faisais même plus attention. Je fermais les yeux le plus fort possible. « Mel ...» murmurais-je tout bas. C'était fini. Nous allions mourir. Tous les deux.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:29

I can be Freak


Quelques seconds avant, j’étais dans les bras de Dorian, mon frère fraîchement ressuscité d’entre les morts. L’instant d’après, il était parti et une alarme retentit. Je venais à peine de le retrouver après des années d’absence et de deuil non fait. Je l’ai senti me relâcher et je vis son sourire résigné alors qu’il quittait la chambre de Constance. Nous devions faire ce que Coin nous disait et rien faire. Bon plan ouais. J’aurais bien voulu rester dans cette chambre et ne pas y bouger pour y attendre le retour de mon frère. Je voulais qu’il revienne. Je voulais qu’il revienne, passer du temps seule avec lui, le serrer dans mes bras et reprendre le temps perdu depuis sa «mort». Cependant, j’ai eu l’affreuse impression que ma tête commençait à être broyée dans un étau. J’ai rapidement secouée la tête alors que je voyais mon frère passé le cadre de porte. Malheureusement l’étau ne s’est pas desserré, au contraire. Mon cerveau semblait être sous pression. Ma tête voulait exploser, je voulais qu’elle explose pour que la douleur cesse enfin.

J’ai rapidement senti que mon estomac se retournait, que tout ce que je mangeais depuis les 10 dernières années voulait ressortir. Ce n’était pas un bon point pour moi. Mais bordel que ce passait-il dans ce trou de l’enfer. J’avais le cerveau dans le brouillard. Pourquoi j’étais comme ça ? J’entendais la voix de Coin résonner dans ma tête. Des gaz…rester sur place…capitole. Il n’y avait rien à comprendre. Ma tête voulait tomber au sol et rouler toute seule vers le lointain. J’ai soudain sentie des bras qui mon soutenue pour une raison inconnue. Nous avons commencé à avancer, nous avons passé le cadre de la porte. Constance. Constance était à mes côtés. Où m’emmenait-elle ? Que voulait-elle ? Nous étions presque arrivées ? Arrivées où ? Je ne voulais pas la suivre, pourquoi ne me disait-elle pas ou elle m’emmenait ? Je me suis mise à me débattre, mais mes muscles ne m’obéissaient plus. Elle m’avait empoisonnée ! Elle voulait me tuer ?!? Pourquoi ? Je ne méritais pas de mourir parce que je n’étais pas d’accord avec elle ! J’ai tourné mon visage vers elle alors qu’elle me traînait vers un lieu inconnu. Je vis son visage se tordre, elle avait des dents énormes, acérées et pointues comme des couteaux. Elle était un monstre. Je me suis mise à regarder de tous les côtés pour trouver de l’aide, mais ils avaient tous le même air diabolique. J’allais mourir. J’allais en enfer. Je ne pus que perdre conscience face à cette fatalité.

Un démon me hurlait à l’oreille. Ce fut ce qui me sorti de ma léthargie. Les claques sur mon visage confirmèrent ce qui m’arrivait. On voulait ma mort et on voulait que j’y assiste. J’ai relevé la tête lentement pour voir qui me tapait dessus. Un autre démon vêtu de rose. Il voulait m’amadouer avec ses airs de gentil garçon, mais je ne tombais pas dans le panneau. J’étais futée moi aussi. Je lui ai envoyé mon pied au visage. Je ne pouvais pas rester là sans me défendre. J’allais peut-être mourir, mais au moins je ne me laisserais pas partir sans me battre. Après avoir vu le démon recevoir mon pied au visage, j’ai lâché un petit rire de satisfaction avant de regarder où j’étais. Il y avait cinq personnes qui semblaient beaucoup apprécier ma position inférieure. J’allais mourir à cause de ces démons. Je ne pus retenir un hurlement. J’ai subitement relevé ma tête, regardant dans tous les sens pour réellement évaluer mes chances de me sortir de ce trou infernal. Aucune. Une fille dit que la porte était fermée, impossible de sortir. J’ai passé mes deux dans ma chevelure qui commençait à s’emmêler à force de gigoter. J’étais perdue. Je me suis mise à chuchoter plus à moi-même que pour les autres. J’étais dans mon monde.

    «Je ne vais pas mourir…non non je ne peux pas…j’ai plein de choses à faire…peux pas mourir…peux pas….»


J’allais me défendre bec et ongles de toutes tentatives pour m’approcher. J’étais prête à me battre pour ma survie. Je me suis mise à regarder les démons avec des yeux qui voulaient tout dire. Ils me touchaient et je leur scalpais le crâne.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:29

Aller à l’infirmerie avait semblé être la solution la plus intelligente face à une telle situation. Constance ne pouvait pas simplement concevoir l’idée de restée enfermée avec Delilah dans sa chambre, pas quand celle-ci perdait complètement le contrôle de son corps et de son esprit. Les symptômes de la folie, Constance les connaissait bien. Sans aucun doute parce qu’elle avait expérimenté le contact des gaz toxique dans l’arène plus d’un an auparavant. Elle se souvenait des cris, qui envahissaient sa tête de toute parti. Les siens, mais ceux des tributs qui l’entouraient également. Les cris des morts, des habitants des districts, sans doute de Delilah, ou peut être même de Dorian. Elle se souvenait des figures hideuses qui l’avaient entourés de toute part, des monstres avec des dents immenses, et des griffes acérées. Elle se souvenait de la peur, de l’impression que tous ces êtres n’avaient qu’une seule envie, d’une seule idée motrice qui les avaient poussés jusqu’à elle. L’envie de la tuer. La paranoïa qui prenait le contrôle de son esprit, de tel sorte qu’elle était incapable de voir autre chose que des ennemis autour d’elle. Elle se souvenait que tout cela lui était venue avec un naturel désarment. Et elle avait peur que Delilah ne voit en elle ce monstre hideux qui voudrait la tuer. Déjà alors qu’elles couraient dans les couleurs, Delilah changea de regard sur elle, et Constance eut peur de l’entendre hurler au meurtre. Cependant, elle eut la chance d’atteindre l’infirmerie avant cela.

Dans la pièce où elles se retrouvèrent, Constance crut d’abord qu’elles seraient tranquille, mais deux demoiselles se trouvaient là, à l’opposée d’une de l’autre dans la pièce. L’une d’entre elle ne tarda pas à insulter les nouvelles arrivantes, mais Constance était alors occupée à regarder ce qui se trouvait autour d’elle et qui serait susceptible d’aider Delialh. Elle sentait la panique l’envahir. Sa chère et tendre semblait être ailleurs, voyant un monde différent à travers un voile déformant, et Constance ne savait pas comment faire pour la réveiller. Elle ne voulait pas la frapper, la simple idée de lui faire le moindre mal lui était insupportable. Elle la regardait, appelant son nom, le répétant avec douceur, tâchant de la rassurer. Une des deux jeunes femmes s’approcha d’elle et Constance la regarda alors qu’elle demandait ce qu’il se passait dehors. « Des gazs… Ils ont… ils ont… Envoyé des gaz… » La voix de Constance était à peine reconnaissable. Elle regardait autour d’elle. Il y avait peu de chose dans la pièce. Alors la jeune femme se tourna vers la porte et se rendit compte qu’en effet – comme l’avait fait remarquer l’une des deux jeunes femmes – elle ne pouvait pas être ouverte de l’intérieur. Cela l’étonna. Est-ce que cela signifiait que les gens qui étaient amené ici représentés un quelconque danger ? Constance regardait les gens qui se trouvaient avec elle. Leurs visages ne lui étaient pas inconnus, et elle reconnut en réalité le visage défait des … tributs. Le sien, un an et demi auparavant. Bordel !

Prise d’une soudaine frénésie, elle se détourna, et paniquée elle ouvrit tous les tiroirs, les portes des armoires et tous les coffres qu’elle trouvait à la recherche d’un remède, d’une solution, ou d’un outil capable d’ouvrir cette fichue porte ! Elle cherchait, le bruit des outils, des flacons qui tombaient sur le sol, des seringues qui s’entrechoquaient, ou même des instruments étranges et divers qu’elle rencontrait et qu’elle jetait sur le sol fut presque assourdissant. Constance ne semblait pas prendre conscience de ce qu’elle faisait. Elle voulait simplement trouver quelque chose qui soit susceptible d’aider Delilah, de la sortir de sa léthargie, ou encore mieux – de l’immuniser contre les effets néfastes des gaz. Elle se fichait des cris, et des remarques des deux jeunes femmes qui avaient commencé à se disputer. Constance ne faisait plus attention à grand chose en réalité. Elle cherchait avec frénésie jusqu’à ce qu’un bruit de claque ce fasse entendre dans la pièce. Elle se tourna, pour découvrir un jeune homme – à moitié nu – qui frappait Delilah. Le sang de Constance ne fit qu’un tour, et elle bouscula le jeune homme. « Touche la encore et je te fais la peau ! C’est alors que la porte s’ouvrit de nouveau. Le jeune homme sembla prendre conscience de sa nudité et retourna calmement sous son lit.

Putain mais où est-ce que je suis tombée ? se demanda Constance. Elle qui s’était enfermée dans sa solitude depuis qu’elle était au district treize avait l’impression de découvrir un monde tout à fait incroyable, fou, qui n’avait en réalité aucun sens. Elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient faire. Les gens qui l’entouraient lui semblait tous être totalement fous. A leur manière, mais fous tout de même. Elle doutait – ou espère plutôt – qu’ils soient tous sous les effets néfastes des gazs. La jeune femme regarda la dernière arrivée qui semblait apparemment chercher quelqu’un. Tout cela était arrivé très vite, et la tête de Constance commençait à tourner. C’est alors qu’elle se tourna vers Delilah et qu’elle croisa son regard pétrifié d’effroi. Elle sentit son cœur se serrer. « Je ne vais pas mourir...non non je ne peux pas...j’ai plein de choses à pas mourir...peux pas....» Constance retint les larmes qui l’assaillaient alors que sa chère et tendre Delilah la regardait comme si … elle était un monstre. « Personne ne te fera le moindre mal Delilah. Je te le promets. » Elle savait que ses mots n’auraient sans doute aucun impact. Elle regardait autour d’elle mais tout ce qu’elle voyait c’était des enfants terrorisés, des gens perdus ou au bord de la crise de nerfs. Comme elle. Alors il lui semblait qu’il n’y avait qu’une seule chose à faire.

« A L’AIDE SAUVEZ NOUS !! AIDEZ NOUS !! S’IL VOUS PLAIT !! IL Y A QUELQU’UN ?? » Elle frappait contre le montant de la porte, frénétiquement. Elle s’était tournée vers ce seul lien vers l’extérieur, et elle frappait dessus en criant à s’en exploser les cordes vocales et les tympans. Elle était persuadée qu’ils n’étaient pas seuls dans le coin, qu’il devait y avoir des soldats qui tournaient dans les barrages et qui seraient susceptibles de les sortir de là. Quelqu’un qui pouvait être susceptible de les ramener à la surface. Constance se sentait devenir claustrophobe, et elle avait surtout le besoin d’aller prendre l’air, de voir le ciel. Elle se sentait comme un putain de rat qu’on aurait enfermé dans une cage emplie de fumée et de flammes. Elle ne pouvait pas sortir, mais elle était persuadée que quelqu’un pouvait ouvrir la porte de la cage. Et d’ailleurs cela ne tarda pas à arriver. Elle entendit des pas arriver vers elle et redoubla d’effort. « Là !! VENEZ !! S’IL VOUS PLAIT !!? » Elle crut entendre alors une voix qui lui répondait. Elle se tourna vers les autres, et notamment celle qui était venue vers elle quand elle était arrivée. « Je propose qu’on lui saute dessus, on lui fait la peau, et on s’casse d’ici en vitesse ! » Dit-elle. Elle n’avait pas fait attention à la distance qu’elle avait de la porte. A la vitesse des pas de la personne derrière elle. Ou encore de sa force. DE ce fait, lorsque l’infirmier ouvrit la porte, Constance reçut le battant sur le flanc gauche et elle fut propulsée sur le mur, où elle se prit le luminaire en pleine tête de telle sorte et avec une telle violence que sa vue s’obscurcit. La tête lui tourna et ce fut le trou noir. Elle s’évanouit. Elle entendit des cris, des hurlements et des coups. Et plus loin, dans les couloirs, un son plus inquiétant. Celui d’un coup de feu.

Elle ne se doutait pas que dehors un autre combat avait pris place et opposés des pacificateurs du capitole aux soldats du District treize. Elle ne doutait pas qu’elle ne ressortirait pas d’ici en un seul morceau. Elle ne se doutait pas qu’elle n’aurait peut être pas la chance de revoir les cinq personnes présentes dans cette pièce. Elle ne se doutait pas qu’elle ne reverrait pas DElilah pendant des mois. Constance s’évanouit. La Constance, douce apeurée par le monde et timide s’endormir pour l’éternité. Quand elle se réveillera, elle ne sera plus que folie.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:30

Kathleen me lance un regard assassin. Les deux opales qui me toisent, nichées au creux de leurs orbites, venimeuses, donnent à la jeune fille un air de vipère. « Oh la ferme espèce de dégénérée. On est dans le même calvaire que toi j'te signale ! C'est déjà assez pénible d'être avec toi, épargne nous au moins les oreilles tu veux ? » Je siffle à nouveau, tel un chat mécontent. Cette fille me débecte. Mon existence au sein du district 13 aurait été bien plus tranquille si on l'avait faite crever pour de bon dans l'arène. Mais malheureusement, l'incompétence des tributs et la perfidie du Treize avaient mené cette mégère à survivre. Ouais, j'aurais voulu qu'elle meure. Qu'ils meurent tous. Que moi aussi, je meure. Pour éviter d'avoir à y songer, je me mure dans un silence coutumier et rêve d'un temps où j'étais encore l'Eglenver d'avant. L'arôme acide de la framboise anime mon palais, l'odeur de la sève des grands pins me galvanise. Je voudrais que cette illusion devienne réelle, que mon nom n'ait pas été tiré lors de la Moisson, que les Hunger Games n'aient jamais existé. Quand je reviens à moi, dans le centre de soins du district 13, un gringalet se trémousse en slip à cœurs au milieu de la pièce.

.. Attendez. Un gringalet se trémousse en slip à cœurs au milieu de la pièce ? Je décroche mes mains de mes genoux et me frotte les yeux. J'essaie d'affiner ma vision – cela ne peut être qu'une chimère – mais... Non. Il y a bien un jeune homme dénudé au centre de l'infirmerie, aux côtés de Kathleen, moi, Constance et Delilah. L'une maugrée, l'autre se réveille, la troisième sanglote, et la dernière meurt. Au dehors, les néons se sont éteints. Bref, tout va bien. « HOUHOUHOU, j’ai un entendu une explosion ! On va mourir ? S’il vous plait, dites-moi qu’on va mourir, que la terre a explosé, un truc comme ça ? » Je fronce les sourcils. Quelqu'un devrait le faire taire, il m'agace. Oui, faites-le taire, ce maudit Jessie. Car c'est bien de lui qu'il s'agit, ce tribut que je me coltine depuis 6 mois pour qu'on se « rétablisse » tous les deux. Tu parles ! On s'entraîne l'un l'autre dans notre déchéance. Je le déteste, lui-aussi, avec ses boutades douteuses et son sourire déplaisant. Lors des longues heures durant lesquelles on nous oblige à rester enfermés à deux dans le centre de soin, j'ai l'habitude de passer mon temps à compter les secondes qui passent. C'est sans doute mieux que d'avoir à lui parler. De toute manière, il est souvent à moitié à l'ouest, comme actuellement. Il vient d'ailleurs d'enfiler une veste d'infirmière et se met à embrasser cette fille, à secouer celle-là, à m'exaspérer de sa voix gallinacéenne. « C’est le plus beau jour de ma vie! JE M’APPELLEEE JESIIIIE, TU M’ENTENDS ? » Je n'en peux plus. Je descends du lit, me bouche les oreilles et lui crie : « La ferme, je t'aime pas ! » Et puis, ne trouvant pas meilleure alternative, je m'efface sous le lit. Là, j'ai assez de place pour me tenir assise. J'essaie d'oublier ce qui m'entoure : je veux tenter de retrouver le rêve dans lequel je cueillais des framboises sauvages avec Rose, ma sœur cadette. Malheureusement, les cinq idiots font bien trop de boucan, et je ne comprends toujours pas la raison de cette agitation. J'essaie de me concentrer pour comprendre ce qu'ils disent, mais le manque de morphine se fait cruellement ressentir et m'empêche de réfléchir.

Soudain, quelqu'un surgit du couloir. C'est une femme. Je l'entends à sa voix, car alors que la porte se referme, elle hurle : « Non ! Non, non, non, non !»[/b]. Et merde, la porte. Je prends mon visage entre mes mains glacées et me lamente, exaspérée : « Et si, si, si, si. Débile. » J'en ai assez de ces gens, de ce district. Je veux juste qu'on me foute la paix. C'est si difficile à faire ? Mais alors que je bouche mes oreilles de nouveau à l'aide de mes doigts, j'entends la mourante, Delilah se réveiller et commencer à geindre. Je hurle : « Bon, c'est pas bientôt fini ? » et la rage monte en moi sans que je ne puisse la refouler. Mais je dois me calmer ; car après tout, je ne dois pas me laisser déstabiliser par leurs conneries. Je dois me forcer à faire abstraction de tout pour maintenir ma paix intérieure. Cependant, ces idiots ne semblent pas coopératifs puisqu'une des filles, Constance, je crois, se met à s'époumoner. « A L’AIDE SAUVEZ NOUS !! AIDEZ NOUS !! S’IL VOUS PLAIT !! IL Y A QUELQU’UN ?? » Je fulmine. J'ai l'impression que mes tympans vont exploser. Qu'elle ferme sa gueule, bon sang ! Je m'en fiche, qu'on nous aide. Si seulement ils me laissaient tranquille... « Je propose qu’on lui saute dessus, on lui fait la peau, et on s’casse d’ici en vitesse ! » Je me demande si je ne devrais pas sortir d'ici pour la faire taire moi-même. Après tout, une bonne claque ne devrait pas lui faire de mal ? Oui si, justement, cela lui ferait mal. Et c'est le but.
Mais tout à coup, une énième personne surgit du couloir sombre. Sauf que, contrairement à ces prédécesseurs, elle garde la porte ouverte. Constance, qui tambourinait contre le battant, se retrouve propulsée contre le mur et s'écrase au sol, inerte. Ah, enfin ! Je rigole doucement en l'observant. Je tente alors de m'infiltrer sous un autre lit pour avoir un meilleur angle de vue et pouvoir admirer la personne qui vient d'entrer. Sauf que quand je parviens à l'entrée de l'infirmerie, je découvre que mon sauveur est habillé aux couleurs du treize, qu'il porte un masque et qu'il semble tout à fait affolé. Encore un fou ? Ah non ! J'en ai assez ! « Dehors, toi, le partisan de la vieille ! DEHORS ! » Je surgis de sous le lit, me saisis d'un grand vase en terre cuite posé jusque là sur une commode et m'apprête à aller attaquer l'homme. Mais Kathleen se lève soudain, prête à m'arrêter. Elle fait de grands gestes et me hurle dessus. Je décide immédiatement de changer de plan, car après tout, j'ai rêvé de ce moment pendant six mois et que cela devient enfin possible. C'est donc d'un geste assuré que je lui écrase le vase sur la tête. La pauvre mijaurée s'effondre instantanément, suivie du vase - brisé en plusieurs morceaux. Des gerbes de terre, de géranium et de son propre sang viennent décorer son corps de jeune fille, et je reste quelques secondes à analyser la scène, mi-fière, mi-amusée. Autour de moi, tout le monde commence à s'agiter. Une fille se saisit de mon bras et me force à me retourner. C'est celle qui est entrée dans l'infirmerie en dernier. La rage surgit de nouveau en moi : on veut m'arrêter ? Me priver de ma liberté ? Je m'évertue à me débattre. « Et toi, la ferme, okay ? » Je m'aperçois que j'ai toujours un bris de vase dans la main, et je m'en sers pour me défendre. Je l'approche vivement du visage de la fille qui, médusée, se met à reculer. Mais je ne vais pas la laisser partir comme ça, ah non ! Je grimpe sur un lit et fond sur elle. Une fois qu'elle est acculée contre le mur, elle se met à hurler de nouveau et me traite de folle. C'est trop. Je la compresse contre la cloison de l'infirmerie et griffe violemment son visage à l'aide du bris de vase. Ses mains cherchent à m'étrangler mais ne m'atteignent pas. Derrière nous, les autres tentent de m'arrêter mais n'osent pas m'approcher. « Tais-toi ! Je t'ai demandé de te taire ! » Le bout de terre cuite s'enfonce dans sa chair en une ligne parfaite. Pour faire bonne mesure, je dessine une seconde taillade sur son joli minois. Un X parfait le décore désormais. Puis je la laisse se dégager – elle tente de s'enfuir, titube, et, finalement, à moitié aveuglée par mes taillades, s'effondre au sol à peine dix secondes plus tard. Je lâche le bris de vase et, alors que j'observe avec émotion les corps de Constance, de Kathleen et de cette fille, un rire démentiel me prend, et je cours vers le couloir en pleurant. Quelqu'un tente de m'attraper mais n'y parvient pas. « LA FERME. Lâchez-moi bordel ! J'en ai marre de vous tous ! Allez crever, bon sang ! » Je ne sais pas vraiment pourquoi je pleure. Peut-être parce que j'ai enfin l'impression de ressentir quelque chose ? Car lorsque je sors au dehors, bousculant tous les infirmiers ahuris et masqués qui étaient en train d'entrer précipitamment dans le centre de soin, fuyant je-ne-sais-quoi, je me sens légère. J'ai soudain envie d'arrêter de me laisser mourir. De vivre. De fuir le Treize. De vivre.

Je m'arrête dans ma course, au beau milieu du couloir, riant à plein poumons, mes joues ruisselantes de larmes. Et cependant que mon sourire s'efface, quelque chose me dit que j'aurais peut-être dû rester dans l'infirmerie. Effectivement, tout est silencieux, puis, soudain, j'entends des coups de feu résonner devant moi. Quelques secondes plus tard, des silhouettes se profilent au fond du couloir, éclairées par les diodes de sécurité du plafond. Je les reconnais instantanément : des pacificateurs.
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MessageSujet: Re: 'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.    Ven 4 Mai - 12:30

Je devais bien avouer que j'étais un peu perdue là. Déjà que je n'étais pas spécialement connectée d'ordinaire, dans des conditions comme celles là c'était encore bien pire. Cependant, je tentais de garder la face, de ne pas laisser transparaître mon désarrois et ma confusion. Avouez tout de même que j'ai du mérite. Entre la gamine Eglenver et les deux autres qui sont arrivées de je ne savais trop où c'était devenu... Bizarre. Plus encore lorsque mon... Comment dire ça sans être grossière ? Mon ami Jessie. Non. Ce type est tout sauf mon ami. Cet énergumène, ce boulet, ce... Tous les adjectifs péjoratifs que vous voulez sont bons à lui attribuer en fait. Bref, jusqu'à ce que Jessie décide de sortir de sous un lit, vêtu d'un caleçon hideux, et l'air complètement à l'ouest. Comme d'habitude en somme. « Putain ça commence à être n'importe quoi ici. Entre les folles hystériques, l'espèce de saloperie de rat Eglenver, le détraqué Jessie et ta copine aussi atteinte du ciboulot que toi... On est pas sortis. » Effectivement. « On va presque croire que tu es normale parmi tous ces attardés. »

J'essaie tant bien que mal de me rendre utile. La blonde me dit que son amie a respiré du gaz. Alors ce n'est vraiment pas un exercice ? Il s'agit vraiment d'une attaque de la part du Capitole ? « Bien sûr tu crois quoi ? Qu'ils s'amusent à faire paniquer tout le monde et à enfermer les fous par simple plaisir ? Vraiment ? » je ricane aux propos de mon alter ego. Cependant, je me reprends bien vite, n'ayant aucune envie d'attirer l'attention des autres. Heureusement pour moi, personne ne fait attention à ce que je fais. Tant mieux. Rire seule dans un moment aussi critique que celui là, j'ai bien peur que ça soit assez mal vu comme attitude. « Avoue que je suis trop drôle. » Tout s'enchaîne en vitesse par la suite. D'ailleurs, je n'ai pas le temps de tout calculer. L'entrée fracassante de l'infirmier. La tentative de fuite d'Eglenver. D'ailleurs je crois que je tente de l'arrêter. Même si je peux pas l'encadrer cette gamine, je suis responsable d'elle ici. Enfin, c'est ce que je me suis laissé entendu dire. Après tout, avant de nous laisser à deux, l'infirmier nous a bien dit de ne pas bouger d'ici, que dehors ça serait sans aucun doute dangereux. Finalement j'aurai mieux fait de m'abstenir. Elle m'envoie un pot de fleurs qui traînait là sur le crâne. Bordel, qui ramène des fleurs dans un souterrain de nos jours ? Je m'écroule par terre. Tout devient noir autour de moi. Boom boom. Le sang bat douloureusement sur mes tempes. Boom boom. Les sons se font de plus en plus lointains. Boom boom. Je m'effondre face contre terre -au sens propre du terme. Boom boom. Je perds le fil. Boom boom. C'est terminé.

Il est temps de te réveiller Harper. Allez, debout. Brave fille. Avec difficulté, tu te redresse. Combien de temps es-tu restée inconsciente ? Moi même je n'en ai aucune idée. Sûrement une petite heure, voire plus. Ou en fait non, beaucoup moins que ça. Il y a ton ami Jessie qui est toujours là. Tu grimaces en te redressant, tu portes une main à ton front où se mêlent ton sang et la terre de la plante. Tu titubes jusqu'au lavabo et tu nettoie ça du mieux que tu peux. A peine as-tu nettoyé le sang de ta plaie au front, du nouveau vient perler et coule le long de celui-ci. Tant pis, tu n'as pas le temps. Tiens, j'ai envie de m'amuser. Tu te retourne vers Jessie, en lui adressant un gentil sourire. Il est tellement à l'ouest que je crois qu'il n'a même pas capté. Tu t'approches de lui, et le regarde de haut en bas. Mis à part son caleçon moche, il faut avouer qu'il est plutôt pas mal. Allez, faute de Nolan sur place, amuse toi un peu. « Heu attends un peu... Tu fais quoi là ? » Tu viens te planter devant lui, et tu te mets sur la pointe des pieds pour aller lui murmurer quelques mots au creux de l'oreille. « Tu sais Jessie, malgré le fait que je donne l'impression de te haïr, j'ai toujours eu un faible pour toi. » tu t'éloigne un peu, et regarde son sous-vêtement en souriant. « D'ailleurs au passage, joli caleçon, même si j'aimerai mieux te voir sans. » tu lui adresse un regard lourd de sens avec un léger sourire en coin. Tu pousse même plus loin le vice en allant jusqu'à planter un baiser furtif sur ses lèvres avant de reculer de quelques pas et de lui adresser un clin d'oeil. « Putain j'te hais. » Sur ces entrefaites, tu fais volte-face et sors dans le couloir en courant. Il est temps de sortir de là Harper. Ensmble on peut le faire.
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'I5' I can be a freak || Kathleen, Eglenver, Delilah & Constance.

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